Dans l’affaire Binette-Smythe c. 9407 – 3905 Québec inc., le Tribunal administratif du travail (le “TAT”) reconnaît qu’un usage intensif du téléphone cellulaire, dans un contexte de télétravail, peut entraîner une lésion professionnelle indemnisable. Vous avez bien lu.
Les faits
Une adjointe virtuelle, dont les tâches consistaient principalement à communiquer avec la clientèle par messagerie texte pendant plusieurs heures par jour, développe une tendinite du poignet droit ainsi qu’une déchirure partielle du ligament près du petit doigt.
Après un refus initial de la CNESST quant à la lésion alléguée, le TAT accueille pourtant sa réclamation. Pourquoi ?
La décision
Le TAT applique la présomption de maladie professionnelle à l’égard de la tendinite, concluant que les tâches de l’adjointe comportaient des mouvements répétitifs sur des périodes prolongées.
Quant à la lésion ligamentaire, la preuve médicale établit, selon le TAT, qu’elle est reliée aux risques particuliers du travail, notamment la posture du poignet et les micro-mouvements répétés liés à l’utilisation du téléphone cellulaire…